Un homme de 35 ans, travailleur immigré mauritanien, perd la vie dans un commissariat parisien après une interpellation violente. Dans la nuit du 14 au 15 janvier, El Hacen Diarra a été contrôlé près de son foyer, plaqué au sol, frappé et tasé avant de décéder d’un arrêt cardiaque en garde à vue. Les circonstances de sa mort restent floues, mais les témoignages et les premiers éléments soulèvent de graves questions sur les conditions de son arrestation et de sa détention.
Une mobilisation citoyenne et syndicale s’est immédiatement levée. Dès le 18 janvier, des centaines de personnes – proches, habitant·es, collectifs et organisations – se sont rassemblées dans le 20ᵉ arrondissement pour rendre hommage à El Hacen, dénoncer les violences policières et exiger vérité et justice. La LDH, la FSU, la CGT et Solidaires se tiennent aux côtés de sa famille et de ses proches, et appellent à une enquête indépendante et transparente.
Ce drame rappelle l’urgence de réformes profondes : encadrement strict des contrôles d’identité, fin des pratiques violentes et discriminatoires, interdiction des techniques dangereuses comme la clé d’étranglement, et indépendance réelle des instances chargées d’enquêter sur la police. Alors qu’une proposition de loi controversée sur la présomption de légitimité de l’usage des armes est en débat, nos organisations alertent : ces mesures risquent d’aggraver encore les dérives et l’impunité.
Plus jamais un tel drame ne doit se reproduise ! Rejoignez le combat pour la justice et la dignité.
SEINE-MARITIME