Ce stage organisé par le SNUipp-FSU  et la SNES-FSU se déroulera le jeudi 28 mars 2019 de 9h30 à 16h30 au local du SNES-FSU 14 Bd des Belges à Rouen.

ATTENTION : n’oubliez pas de faire votre demande d’autorisation avant le 28 février !

Programme du stage :
Matin
- Nouveau corps, « An II » : enjeux et perspectives
- PPCR (nouveaux grades, avancement d’échelon, RDV de carrière…), gestion commune pour les 2 spécialités, harmonisation des conditions de travail, des indemnités – Questions contractuel.

l.es. Intervenant.e.s : Natacha DELAHAYE PsyEN EDA SNUipp-FSU national ; Karine PEGON SNUipp-FSU 76 ; Nadine ARAGONA SNUipp-FSU 76 ; Marie-Agnes MONNIER PsyEN EDO SNES-FSU ; François BERTAUD PsyEN EDO SNES-FSU

Après-midi
- Question de métier : « Déontologie, neurosciences, la place du psychologue dans l’école » – Catherine REMERMIER (Secrétaire générale de la société française de psychologie. Membre de l’équipe clinique de l’activité du CNAM).

La création du corps unique de psychologues de l’Éducation nationale correspondait aux demandes d formulées depuis 1978 par les psychologues scolaires et les Co-psy et portées par la FSU depuis sa création en 1992.
Cette création nous invite aujourd’hui à revisiter notre histoire commune, surtout dans le contexte des réformes éducatives actuelles.
Souvent présentés comme deux métiers différents, le rôle des psychologues EDA et EDO est pourtant depuis longtemps confronté aux mêmes questions, rendues plus ou moins vives selon les priorités de l’institution : Dépister ou prévenir ? Contribuer à la compréhension des difficultés d’apprentissages ou orienter vers des voies jugées plus adaptées ? Inclure et prendre en compte les singularités ? Faire un état des lieux de l’existant ou favoriser le développement de chacun ? Se conformer aux injonctions institutionnelles ou affirmer sa déontologie de psychologue ? Les psychologues sont aux prises avec ces dilemmes quotidiens.

Les tentatives d’utilisation de la psychologie « pour que chacun soit à la place pour le bonheur de tous » ont été nombreuses dans le passé, dans le 1er comme dans le 2nd degré. Les courants dominants en psychologie depuis le début du XXème siècle, ont recouvert les voix d’autres psychologues qui mettaient la question du développement de la personnalité de tous et du respect de la personne, au centre des préoccupations de l’action des psychologues.
Aujourd’hui, la diffusion ministérielle des travaux en neuro sciences, les présentent comme les nouveaux vecteurs de la compréhension de la cognition, des émotions et des conduites humaines. Les applications qui en sont faites, notamment autour des évaluations, conduisent à transformer les pédagogues en techniciens de la remédiation, au mépris de l’analyse de la complexité et de la singularité de chaque cas qui requiert nécessairement des regards différents et un travail en commun.
Ce positionnement du MEN, niant la part du social dans le développement psychique, amène aussi à vouloir délier, la psychologie et la projection dans l’avenir des adolescents, pour confier l’orientation scolaire aux enseignants.
Comment les psychologues de l’Education nationale peuvent ils résister à ces tentatives d’instrumentalisation de la psychologie comme des psychologues ? Comment s’appuyer sur les équipes de psychologues pour faire valoir nos conceptions du métier et notre déontologie, créer les conditions d’un développement harmonieux de la personnalité des enfants et des adolescents, favoriser la compréhension de leurs difficultés dans le rapport aux apprentissages, lutter contre les déterminismes sociaux, en particulier par une projection positive et ambitieuse vers l’avenir.
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